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 The Devil's Rejects - Rob Zombie

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tenia
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MessageSujet: The Devil's Rejects - Rob Zombie   Dim 1 Juin - 14:03



The Devil's Rejects / Rob Zombie, USA - 2006


J'aurai tout lu sur ce film. A tel point que je me demande si tous ceux qui en parlent l'ont vraiment vu.
On notera des dizaines d'exhortations à aller plutôt voir The Hills Have Eyes (Alexandre Aja, USA - 2006), Wolf Creek (Greg McLean, USA - 2005), même à aller voir Ils (Xavier Palud, David Moreau, FR - 2006) (!), ainsi que des tonnes de comparaisons à Hostel (Eli Roth, USA - 2005), Natural Born Killers (Oliver Stone, USA - 1994) et même Creep (Christopher Smith, UK - 2005).

Mais on peut surtout lire ce genre de choses (sorties d'un autre film, vraisemblablement):
"des bains de sang gratuits sans raison, des scènes de violence gratuites pour lesquelles il aurait fallu prévoir un sac à vomi",
"C'est bien filmé, c'est bien joué, la musique est bien aussi. Mais c'est nul." (avec des arguments pareils, cet avis tient parfaitement la route - attention ironie inside -)
"des scènes monotones et des personnages sans épaisseur" (sic !)

Les palmes reviennent à ces internautes qui semblent avoir tout compris:
Le premier, certainement du haut de ses 13 ans nous dit : "L'affiche et la bande annonce fait pensé à un bon film d'horreur sur le diable, en fait rien de tout ça." (va voir Hellphone, t'auras gagné ta journée).
Le suivant nous explique : "Lorsque j'ai vu l'affiche et le nom du réalisateur (Zombie) je me suis dit "Et si j'allais voir un bon film d'horreur !" Les premières minutes étaient ... "potables" et puis après... l'horreur, vraiment nul !! Pas de scènes vraiment "gores" digne d'un bon film d'horreur (d'ailleurs je ne comprend même pas pourquoi il est interdit au - de 16 ans !!), à part, peut-être, la scène de l'hôtel mais sinon on ne voit rien !" (bravo, notre gagnant repart avec le dictionnaire de l'horreur suggestive, popularisée par le "-18ans" Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, USA - 1974) (servant d'ailleurs de navet à certains incultes, allez savoir !))
Et enfin, The last but not the least :
"À sa sortie, cette montagne de vulgarité parut pourtant très chic à certains critiques parisiens. Snobisme, quand tu nous tiens..." (Rob Zombie, futur mascotte des bourgeois-snobinards ?)

Ces trois critiques mériteraient à elles seules une analyse des plus fine sur l'inculture de certains spectateurs (et je ne rappelerais pas tout de suite les tristes scores des Bronzés 3 - quoique presque sauvable, mais faut vraiment chercher - et surtout de Camping - surnombre aidant, 6 millions de beaufs peuvent bien se foutre de la gueule de ces *** de bourge de 300 chirurgiens de France, va !).

Alors, The Devil's Rejects, kezako ?

D'abord fausse suite du premier film complètement dégénéré (et très MTV-montage-ultra-cut-pas pour les épileptiques) de Zombie, House Of 1000 Corpses, le film reprend les personnages principaux, soit la famille Firefly, composée de Mama, Otis, Baby, Rufus, Spaulding et Tiny. Tout ce beau petit monde ayant charcuté, bien entendu, des cinquantaines de passants (qui n'avaient qu'à pas passer par là, ces abrutis).

Il y a dès le début quelque chose de bizarre avec ce film, c'est que, après 6 minutes, on n'a toujours pas eu de mort atroce (à peine un cadavre d'autostoppeuse) mais qu'à la place, après quelques arrêts sur image du plus bel effet, on a une fusillade dantesque, style assaut de Fort Alamo, flics avec les pattes d'Elvis VS Firefly... en armures types chevaliers teutons.
Bien entendu, vu qu'on n'est qu'à quelques minutes de film, les Firefly s'échappent, et on suit leur cavale. Et pas les flics chargés de les arrêter.

C'est là la première originalité du film : contrairement à la grande majorité de ce type de production, ce sont les "méchants" que nous allons suivre durant le film. Méchants qui deviendront, bien sûr, bien plus sympathiques qu'ils ne le devraient.
Car, en parallèle, on suit (bien moins de temps) le Shérif Wydell chargé de les poursuivre (Shérif qui a perdu son frère dans le premier film - un peu de clins d'oeil ne fait jamais de mal ! - ). Et, si les Firefly gagnent notre sympathie, le Shérif, lui, la perd très rapidement car c'est un passage du côté Obscur qu'il va vivre, avant de sombrer quasiment dans la folie, ce qui tranche avec la "cool attitude" représentée par les bad guys officiels.

Deuxième originalité, ce sont les personnages eux-mêmes.
Joués par des acteurs "à gueules", tous ont un certain background, et surtout, sont moins décérébrés qu'à l'accoutumée.
Sid Haig, et son clown de Cap'tain Spaulding obtient le rôle du chef de famille, qu'il joue avec une conviction étonnante, mais surtout avec une coolitude épatante, son rôle étant relativement bien écrit (on pourra cependant reprocher quelques facilités, du genre "je fais peur au gamin alors que je suis un clown, tiens ! mais c'est drôle ça !").
Sheri Moon Zombie écoppe du rôle de Baby, la fille cinglée de service, rôle qui lui va à merveille, tant il semble lui avoir été écrit sur mesure. Cependant, le père Rob en profite assez souvent pour cadrer Madame au ras des fesses, c'est intéressant une ou deux fois, mais semble facile arrivé à la moitié du métrage.
Enfin, William Forsythe obtient le rôle du Sherif Wydell, personnage réprésentatif des gardiens de la loi dans les westerns dont Rob Zombie s'est inspiré: religieux, charismastique, mais toujours sur le fil du rasoir, et surtout, profondément manichéen.
Mais c'est surtout Bill Moseley qui impressionne, avec son look de Charles Manson christique, les filngues à la main, et le "fuck" à la bouche tous les 3 mots (tout comme le reste de l'équipe d'ailleurs)

Enfin, quid du traitement général?
70's en diable, BO mi-bluesy mi-country pequenot, c'est tout un pan de la musique américaine classique qui y passe (à pas cher en plus, vu le budget du film), de Terry Reid à Lynyrd Skynyrd (dont on retiendra le final flamboyant sur Free Bird).
N'usant pas cette fois-ci de filtres à tout bout de champ, et posant un peu plus son rythme, Zombie donne une sorte d'empathie pour ses personnages, qui permet de mieux s'y attacher. Mais surtout, il capte une tension palpable, de la fusillade introductive jusqu'au motel claustrophobisant.
Enfin, d'un point de vue plus graphique, ce n'est pas vraiment ici qu'il faudra chercher des tripes au dessert. Peu de véritables plans gores (comme c'était déjà le cas pour son premier film), à part un camion qui passe, et un passage à tabac en règle. Cependant, le malaise est plus que palpable, et, malgré ses quelques pointes d'humour noir de temps à autre (mention spéciale à Ken Foree, et son Charlie déconnant), le film reste assez glauque (enfin bon, c'est quand même le but) et malsain (voire un peu déviant, notamment dans le motel).

Au final, Zombie livre ici un film indépendant intéressant, original, mais pas si révolutionnaire que ça. Mais malgré ses quelques longueurs, c'est toujours bien mieux que certaines productions actuelles (il vaut finalement mieux que le Hills Have Eyes sus-nommé, que le faussement choquant, mais foncièrement marrant Hostel et quant à Wolf Creek, contrairement à ici, l'exposition dure 1h, sur 1h20 de métrage, c'est plutôt long pour un film d'horreur; enfin, je ne parlerai même pas de Sheitan, il aura droit à son petit article).
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