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 Battlestar Galactica 2003

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tenia
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MessageSujet: Battlestar Galactica 2003   Dim 1 Juin - 14:32

Les humains des 12 colonies de Kobol ont créé des robots, les Cylons, pour leurs basses tâches. Ils se sont rebellés, ont déclarés la guerre, se sont fait botter le cul et se sont écrasés pendant 40 ans. Sauf qu'ils ont évolués à travers 12 modèles à forme humanoïde, chacun de ces modèles possédant un nombre de copies illimité (ce que les humains ne savent pas). Le modèle Numéro 6, une blonde sculpturale, séduit le plus grand scientifique humain, Gaius Baltar, lui pique les codes de lancement des missiles nucléaires de la Défense, et réduit ainsi l'humanité à 50000 SDF. D'où l'obligation de fuir pour pas crever bêtement, et d'essayer de trouver une nouvelle planète pour se reconstruire. Mythique de préférence, la planète. Genre, la Terre.

Au milieu de ces 50000 survivants se tient le Galactica, vaisseau militaire de classe Battlestar. A sa tête, le major William "Husker" Adama et son second, le colonel Saul Tigh. Problème: la tragédie Adama. Triangle: père/fils/frère décédé. En effet, Adama a un fils, Lee "Apollo" Adama, et celui-ci le tient pour responsable de la mort de son inexpérimenté pilote de frangin. Second problème: Kara "Starbuck" Thrace, bûcheronne, rebelle à toute autorité, meilleure pilote de toute la flotte mais aussi ancienne fiancée et instructrice de vol du décédé en question. Et qui lui a filé le diplôme de pilote en cadeau non mérité.

Ainsi, s’il subsiste régulièrement des batailles épiques où des tonnes de vaisseaux s'étripent dans l'espace sur fond de tambours tribaux (et où il y a, généralement, autant de pertes du côté des gentils et des méchants), force est de constater qu'ici, le traitement est humain et les problèmes souvent internes, d'où une audace rarement vue dans une série et des scénarios nous rappelant très souvent la brulante actualité (la saison 3 et ses relents d'invasion en Irak en est le parfait exemple). On trouve ainsi des élections truquées, du marché noir, des militaires qui tirent sur les civils pour les calmer, de la manipulation de médias... Allégorie de la guerre et de sa terreur, c'est sombre, et on n'est pas là pour se marrer. Opposant régulièrement la force militaire au gouvernement en place (même à 50000, il faut encore des lois, et c'est la maîtresse d'école qui écope de la place de Président, si si), c'est aussi un climat de tension paranoïaque que le show installe, n'oubliant jamais que l'homme est un loup pour l'homme. En effet, vu que le sauveur de l'humanité (notre Gaius adoré) est à l'origine de sa perte, où trouver un peu de réconfort ? Pas dans le gouvernement, la Présidente se prenant quasiment pour Jesus himself suite à des hallucinations prémonitoires. Pas dans la religion non plus, du coup, ni dans l'armée, trop carrée dans sa hiérarchie. Encore moins chez son prochain, vu que celui-ci est un Cylon potentiel (vlà la parano quand un personnage se fait ne serait-ce que soupçonné d'en être un). Ces derniers, à la fois Nemesis et personnification de l'étranger, ramènent clairement à l'idée que c'est l'homme qui crée ses propres problèmes. Ils ont d'ailleurs leur épisode dédié, changeant complètement la donne, et achevant des les humaniser. Mais, ils sont surtout un moyen pour les scénaristes d'amener un racisme primaire qui aura plus d'une fois des conséquences (cf. l'EP 1x08 Flesh And Bone qui nous fait revenir au temps de la controverse de Valladolid, et l'EP 2x10 Pegasus où c'est carrément un viol qui est laissé perpétré).

Portée par une interprétation sans faille (Edward James Olmos et Katee Sackhof en tête), épaulée par une mise en scène nerveuse et par des SFX toujours efficaces, soutenue par une musique tour à tour orchestrale puis tribale, originale jusque dans son générique (qui comprend une première partie commune à tous les épisodes, puis une deuxième contenant un montage ultra serré d'images de l'épisode en cours), cette série se pose donc comme le renouveau de la SF, une saga à hauteur d'homme étendant ses ailes devant nos yeux, et prenant de l'ampleur au fil des épisodes, sans jamais vraiment s’essouffler.
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Battlestar Galactica 2003
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